Non, je ne suis pas un rebelle !
Je ne me suis que très rarement opposé à la discipline (même
si je fus exempté d’armée), à l’ordre établi et à la loi (je suis juriste de
formation). Certes, je suis contre l’injustice et la bêtise, mais j’ai toujours
œuvré pour la paix et le progrès.
C’est pour défendre ces valeurs et m’opposer à la bêtise
humaine que je me suis quelquefois indigné face à des décisions ou des
réalités, sans commettre d’acte de rébellion comme on a pu m’en accuser.
Quelques exemples :
A l’été 1993, j’organisais une expédition, dans le cadre de
celle organisée par l’ONG « Equilibre », pour briser le siège de
Sarajevo (opération Mir Sada « La paix maintenant »). Nous nous
retrouvâmes à plus de 1000 volontaires de tous pays, en Bosnie centrale, d’où
les missiles serbes et croates essayèrent de nous faire fuir. Seule une soixantaine
d’entre nous réussirent à pénétrer dans la ville-martyre… Une rébellion, une
ingérence ? Non, une volonté de paix…
C’est en pleine conscience que j’ai participé, le 15
septembre 2001, à Avelin, à un fauchage volontaire de plants expérimentaux de
betteraves OGM, cultivés pour Adventa. Sur les 60 participants, 11 (nous étions
3 élus) furent poursuivis et condamnés à une amende et à de la prison avec
sursis. Nous savions que nous luttions ainsi pour la santé publique alors que
des multinationales voulaient nous imposer des produits en contradiction avec
le principe de précaution. D’ailleurs, peu de temps après, l’Union Européenne a
encadré très strictement la culture de plants OGM, allant ainsi dans notre
sens. A savoir le sens du progrès…
J’ai fraudé volontairement la SNCF car je ne pouvais
supporter l’attitude de certains agents.
J’ai voulu rembourser le billet de train que je n’avais pas acheté, car les
distributeurs étaient en panne, mais pas
la surtaxe que l’on voulait m’imposer. J’ai adressé un chèque au Directeur
régional de la SNCF qui m’a avoué, bien longtemps après, qu’il l’avait mis à la
poubelle…
La semaine dernière, après 2 jours passés dans les hôpitaux
de Béthune et de Lens (transfert de l’un à l’autre par ambulance !), on
voulut me garder une troisième journée, sans soins, alors que l’on savait très
bien que l’on n’avait pas besoin de m’opérer (calculs urinaires). Résultat :
je me suis « enfui » de l’hôpital et suis allé consulter dans la
foulée un urologue qui m’a prescrit ce qu’il fallait pour soulager les douleurs
et éliminer l’intrus… Bêtise humaine quand tu nous tiens ! Je mets là en
cause les médecins indécis que j’ai rencontrés dans les deux hôpitaux… J’ai
saisi l’Agence Régionale de Santé.
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