Samedi après-midi à Bollaert



J’étais au stade Bollaert-Delelis, hier samedi. Non pas pour voir un match du RCL, mais pour assister à une conférence publique organisée par le Grand Orient de France, au titre alléchant : « La montée du populisme est-elle inexorable en démocratie ? ». En vedette : Daniel Percheron (pas franc-maçon), l’ex-président du Conseil régional de 2001 à 2014, sénateur de 1983 à 2017, « l'un des hommes les plus puissants et les plus méconnus du PS » selon la journaliste du Monde, Ariane Chemin. J’ai consacré beaucoup de posts à son sujet et ils sont répertoriés dans celui-ci : http://alpernalain.blogspot.com/2015/11/daniel-percheron-l-homme-de-lombre-sen.html
Malgré ses dérives que j’ai toujours dénoncées, j’ai encore beaucoup d’admiration pour cet homme cultivé, orateur de talent, socialiste et surtout mitterrandiste, et je n’ai pas peur de le dire : une personnalité hors du commun.  
Son discours, hier, fut encore de haut niveau. Mais je tiens, une nouvelle fois, à pointer du doigt, trois points très discutables (euphémisme) :
-  Il a fustigé, à juste titre, le rôle néfaste du FN (aujourd’hui RN) et de Marine Le Pen. Mais il a oublié de reconnaître qu’il est responsable de la mainmise des frontistes à Hénin-Beaumont, puisqu’il a soutenu Dalongeville, le maire sortant, en 1998 malgré mes préventions sur l’honnêteté de ce dernier (« rumeurs » disait-il !) ce qui a conduit, après l’arrestation du maire qui venait d’être réélu, à une nouvelle élection emportée par une liste peu crédible, toujours soutenue par le PS, et qui a fait le lit du FN en 2014…
-  Il a célébré André Delelis, l’ancien maire, très populaire, de Lens, fervent supporter du Racing-club de Lens (tout comme lui) alors que régnait entre eux un « désamour » bien connu. Le maire lensois avait ainsi lancé au tout-puissant secrétaire fédéral du PS qu’était Percheron : « Que Percheron laisse la démocratie se réinstaller ».
-  Enfin, il a précisé que, selon lui, la seule façon de sortir la France du chômage c’est de renouer avec la « croissance économique »… Ben oui, ce mythe illusoire selon lequel seule une course effrénée à la surconsommation via une production alimentée par le recours au charbon, au gaz et au pétrole, conduira au bonheur, alors que l’on sait bien aujourd’hui que cette rengaine désuète nous conduit à notre perte. L’ancien monde, quoi ! Rappelons, pourtant, que D. Percheron a soutenu Macron…

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